1) Quito et environs

QUITO, PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO

Pour nous qui sommes déjà allés en Andalousie et aux Canaries, pas de doute, on retrouve bien des traits hispaniques dans la vieille ville de Quito. De belles façades aux balcons ouvragés, des patios agréables, de belles places aux arcades, tout rappelle l’époque des conquistadors espagnols. La présence de nombreuses églises n’échappent à cette impression. Malgré ce réel cachet, la ville est parcourue par une grande densité de véhicules, taxis en particulier et des bus très polluants. La conduite équatorienne est très nerveuse. Les gens dans les rues s’emploient à commercer toutes sortes de chose : cigarettes, bonbons, fèves, saucisses, bananes plantains, maïs à gros grains blancs, des empanadas (beignets de fromage ou poulet ou viande). Les gens s’activent beaucoup pour assurer leur subsistance.

Valéry et Stéphanie

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BONITAS ORQUIDEAS

Nous sommes allés au jardin botanique du parc de la Carolina en bus. Là-bas, nous y avons trouvé une magnifique collection de plantes andines, en particulier des orchidées qui représentent environ 20% de la biodiversité locale.

Stéphanie et Valéry

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LOS ANIMALES DE MINDO

Nous sommes pour le week-end à Mindo, petit village situé à plus de 2 heures de route de Quito en allant vers l’Ouest et 1000m plus bas. Mindo a des allures de village du Far West, avec sa rue principale remplie de commerces et d’hôtels, où des gamins jouent au milieu de la rue avec trois fois rien.

Que de changements! D’abord, parce que nous avons changé d’hémisphère (et oui, nous avons franchi l’équateur sans nous en rendre compte pour retourner dans l’hémisphère nord) mais aussi parce que nous avons changé de climat. Nous sommes désormais sous un climat subtropical avec tout ce qui l’accompagne : végétation luxuriante (palmier, bananier, orchidée, oiseau du paradis, bambou …), animaux exotiques, etc.

Mindo est réputée pour ses papillons. Nous sommes allés dans un conservatoire et nous y avons vu des papillons sortir de leur chrysalide.

chrysalide

papillon

Nous avons également observé des oiseaux en particulier différentes espèces de colibris, des tangaras, et pas encore de toucans ou de pics-verts.

video : Tangara bleu-gris

 

En revanche, nous y avons trouvé une espèce de gallinacée inconnue des spécialistes locaux. Merci à ceux qui en connaissent le nom commun ou scientifique de nous le communiquer.

Gallinacee

 

EXPEDITION FERROVIAIRE DANS LA VALLEE DES VOLCANS

Nous sommes partis de la gare de Chimbacalle à Quito à bord d’un train autrefois utilisé pour des échanges économiques dans tout le pays mais aujourd’hui emprunté uniquement par les touristes.

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Ce réseau ferré qui a été récemment réhabilité parcourt différentes routes souvent insolites à travers le pays. Nous avons choisi la route des volcans qui descend au sud de Quito en direction du plus haut sommet du pays, le Cotopaxi qui culmine à plus de 5800m. Nous avons ainsi parcouru près de deux heures en train. Dans cette vallée imposante par ses sommets, mais aussi par ses terres fertiles (parce que volcaniques). On comprend mieux maintenant d’où viennent les produits de base consommés par les Quiteños. Ces aliments sont produits par les communautés vivant sur ces terres, des communautés qu’on dit pauvres et qui nourrissent pourtant en partie le pays, des communautés frappées par l’exode vers la capitale, une capitale de 2 millions d’habitants, qui regorge déjà de personnes en grande précarité apparente.

Nous avons fait escale à El Boliche à plus de 3200m, pour nous rendre sur un sentier pédagogique à travers une forêt primaire humide, un écosystème appelé paramo, écosystème qui se comporte comme une énorme éponge filtrante et qui assure donc la qualité des eaux qui en découlent. Nous y avons trouvé beaucoup de mousses, de lichens, de fougères, …

Puis, nous avons laissé le train pour prendre un bus qui nous a amené jusqu’à Machachi (plus au nord). Nous avons emprunté la Panamericana, cette route mythique qui relie et traverse les deux Amériques. Je peux vous dire que je me suis vraiment senti en Amérique du Sud à ce moment-là. Ça m’a rappelé également mon séjour aux Etats-Unis, 20 ans plus tôt, avec ses trucks et ses paysages grandioses. A Machachi, nous avons vu quelques danses traditionnelles folkloriques et sommes allés voir une ferme.

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Nous n’avons pas échappé aux lamas et alpagas. Les filles ont été enthousiastes de toucher et voir ces animaux. Salomé a même pu s’aventurer sur une carriole tirée par un cheval.

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Pour une journée en voyage organisé, ce n’était pas trop mal.

Stéphanie

 

L’AUTRE VISAGE DE QUITO

Ne nous leurrons pas, les Equatoriens ont beau dire que leur capitale est le plus bel endroit du monde, elle a tout de même son côté plus obscur, plus réaliste. La réalité, en tout cas celle que nous avons perçue, c’est celle d’une ville aux multiples facettes. A côté des monuments historiques, il y a ces quartiers où vit une population défavorisée et où les habitations ne semblent jamais terminées: les façades des maisons sont rarement crépies et colorées (critère occidental ???), les agglos dont ils sont spécialistes sont souvent posés à la hâte, parfois sans joint, la tôle ondulée fait légion, etc. Cela dit, il y a très peu d’habitats collectifs, ce qui suggère que beaucoup de familles ont leur propre logement, aussi modeste soit-il. Les Equatoriens n’investissent pas toujours leur maison comme nous l’entendons mais ils ont bien d’autres qualités, comme l’accueil, la gentillesse, la simplicité même si parfois on les trouve réservés. Aux dires de quelques Français expatriés ici, les Equatoriens ne se prennent pas la tête, surtout avec les règles…

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En parlant de bienveillance, nous tenons à souligner le chaleureux accueil d’Elena, notre logeuse à Quito (ici sur la photo). Elle a été particulièrement attentive à nos filles.

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Stéphanie et  Valéry

 

3 thoughts on “1) Quito et environs

  1. On reconnait bien la gallinacée de Salomé mais curieusement ce n’est pas Poupoule, serait elle restée à Yutz ?

    les Monsois

  2. Coucou les 4 envoyés de National Geographic !
    Vos reportages sont très intéressants, espérons que vous nous ferez un long-métrage complet du voyage.
    J’aurais une requête très exigeante pour ma filleule: Salomé, pourrais-tu poster sur ce site un petit journal de bord vidéo lors de chacune de vos grandes étapes ? Je ne sais pas pourquoi, mais je te vois bien en petite journaliste reporter… Pour parler du pays, des gens, de tes émotions ou que sais-je d’autre.
    Vivement la suite, faites-nous voyager, gros bisous à vous.

    • Requête prise en compte. Salomé, la journaliste sera en direct des Galapagos (pour les « noticias »), filmé par le cameramans Stéphanie et Valéry. Marie-Lou tiendra la perche.

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