2) Bariloche et environs

FRANCHISSEMENT DE FRONTIERE

Ecrit le 30 octobre 2014

Pour rejoindre Bariloche en Argentine depuis Puerto Montt au Chili, nous avons pris un bus à deux niveaux très confortable. Durant le trajet, deux repas et un jeu de bingo nous ont été proposés. Sympathique! Nous avions réservé les places au-dessus du chauffeur pour admirer les Andes que nous allions franchir. Le trajet est assez long avec deux postes de douane où il faut descendre du bus et montrer son passeport. Les filles se sont endormies durant le trajet, et ont été très sages.

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Le bus remonte un peu vers le nord puis direction plein est pour rejoindre un col à 1200m où nous attend la neige. Les paysages sont magnifiques avec ces forêts enneigés. Désolé pour la qualité des photos, elles ont été prises à travers la vitre, en roulant.

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Mais à peine avons nous traversé la frontière que la neige a disparu. Il continue pourtant à faire aussi froid. Que ce soit côté chilien ou argentin, on peut observer de nombreux lacs entourés de montagnes. Du haut de notre observatoire, je me régale! L’itinéraire entre San Martin de los Andes et Bariloche est conseillé dans notre guide Lonelyplanet pour ses paysages magnifiques. Nous n’avons parcouru que la partie sud, et je confirme son intérêt. On se croirait dans les Rocheuses… Sur la deuxième photo, on peut deviner Bariloche.

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La circulation est assez fluide. Nous croisons par deux fois de courageux cyclistes qui s’arque-boutent sur leur vélos (le vent est très fort) pour avancer. Par beau temps et en été, cela doit être un réel plaisir!

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Valéry

 

LA METEO ET SES CONSEQUENCES

Ecrit le 31 octobre 2014

Depuis notre premier jour à Chiloé qui, rappelez vous, était automnal voire hivernal, nous avons décidé de surveiller attentivement la météo des prochains jours, quitte à modifier un peu notre itinéraire en Argentine-Chili pour retrouver un peu de chaleur plus vite. La météo annonçait des températures fraiches voire froides et même de la neige à Bariloche, El Calafate, El Chalten et Punta Arenas alors que les températures moyennes mensuelles des mois d’octobre et de novembre sont supérieures à 17°C pour ces villes (13°C pour Punta Arenas). Nous avons alors réfléchi à un meilleur itinéraire sachant qu’un vol avait été réservé par nos propres moyens (Bariloche-El Calafate) et un autre par l’agence de voyage (Punta Arenas-Santiago) donc éventuellement modifiable mais avec un peu de frais.

Nous avons alors décidé de supprimer l’étape El Chalten qui nous aurait permis avec un climat favorable de randonner dans des paysages de toute beauté près de l’un des sommets mythiques argentins: le Fitz Roy. Mais avec des températures proches de 0°C et avec du vent, cela serait devenu vraiment inadapté, d’autant plus avec des enfants en bas âge.

L’itinéraire à partir d’El Calafate jusqu’à Santiago est donc modifié (voir la page itinéraires), avec à la clé quelques modifications d’hébergements.

Notre séjour à Bariloche confirme que nous avons fait le bon choix. Il neige à certains moments de la journée, la température est de 0°C le matin et 3°C l’après-midi, le vent est de 80km/h le premier jour, ce qui correspond à une température ressentie de -8°C. Heureusement que nous sommes équipés!

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Valéry

 

SAN CARLOS DE BARILOCHE

Ecrit le 1er novembre 2014

L’arrivée dans cette petite ville de Patagonie est assez curieuse.

Passés la frontière chilo-argentine, située dans la cordillère des Andes, il nous faut redescendre en altitude pour arriver dans une région de lacs mais aussi de steppes, dominées par des buissons et de la végétation rase.

Ces paysages sont traversés par une route, quasi rectiligne. Dans ce paysage quasi désertique, avec en toile de fond des sommets enneigés, on commence d’apercevoir, au loin, cette grosse bourgade nichée sur les rives du lac Nahuel Tipi.

Il fait un vent froid et sec ce jour-là.

Nous prenons le taxi pour nous rendre chez Paola. La ville n’offre rien de très dépaysant pour nous : les maisons en pierres ou en ciment et en bois nous font penser à une ville montagnarde d’Europe centrale avec ses chalets. Même les enseignes de chocolats ( comme Milka) évoquent définitivement la Suisse !

Il est vrai que la ville a reçu bon nombre d’immigrants suisses, allemands et chiliens au cours des années. Pas étonnant qu’on retrouve des brasseries artisanales dans le secteur !

La ville est dominée par des cerros (collines), comme le Cerro Catedral auquel on accède par un téléphérique à l’un des plus importants domaines skiables d’Amérique du Sud.

Pour ce qui nous concerne, nous nous contenterons de l’ascension du Cerro Campanario en télésiège ( ce qui n’est déjà pas si mal pour nous tous ) et de la vue panoramique sur les lacs environnants Bariloche et sur les sommets des Andes avec des neiges éternelles à partir d’environ 2000m d’altitude seulement. Voici nos plus belles photos de ce site enchanteur.

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Stéphanie

 

FRENCH CONNECTION ?

Ecrit le 2 novembre 2014

Nous avons été frappés par une impressionnante flotte d’anciennes voitures françaises dans les rues de Bariloche. On a ainsi pu observer une dizaine de Renault 12, en berline et même une en break. Certaines étaient même plus anciennes que celles prises en photo (du début des années 70), quelques Renault 4, une Renault 6 (Steph s’en rappelle!) et de vieilles voitures Peugeot dont une 404.

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Lorsque ces véhicules roulaient, on a pu constater qu’ils n’étaient pas conduits par des passionnés collectionneurs de vieilles voitures mais par des familles ou des personnes d’un niveau de vie assez bas. C’est assez étonnant de trouver ce type de véhicules à Bariloche car le niveau de vie de cette ville est élevé avec des boutiques de vêtements de sport ou de randonnée de marque, des chocolateries au tarif européen, etc. Cela semble confirmer une économie à deux vitesses, comme me l’avait fait remarqué dans un avion un expatrié français vivant à Buenos Aires depuis 7 ans. Il y a les personnes qui reçoivent un salaire en dollars et ceux qui le reçoivent en pesos argentins. Il y a une telle inflation de cette dernière (on le remarque sur la disparité des tarifs mentionnés dans les guides de voyage datant de 3 ans et les prix actuels, de l’ordre de 200 à 300%), que les personnes avec un salaire en peso vivent de plus en plus difficilement et sont donc peut-être réduits à garder leur vieille voiture longtemps. Le salaire augmente vite mais pas aussi vite que l’inflation ! Il existe un marché noir où le taux de change peso/dollar ou peso/euro est le double du taux officiel. Ce Français me conseillait d’échanger des euros plutôt que d’utiliser une carte bancaire.

Cependant, la question « Pourquoi de vieilles voitures françaises et pas d’autres marques ? » reste en suspens. Il doit y avoir ou il a dû y avoir un réseau entre la France et l’Argentine de transfert de voitures françaises et … de pièces détachées.

Valéry

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